DOUZE CONFERENCES
sur l’hypnose, la psychothérapie et les sangliers
DOMINIQUE MEGGLE

SOMMAIRE

PREFACE (Olivier Cottencin)

PREAMBULE : L’INTERVIEW DE 2004

Yves Doutrelugne, un thérapeute que j’admire et brûle d’interroger, renverse la situation. C’est lui qui, avec toute sa curiosité modeste, me pose des questions. L’ambiance de La Ferrane fait le reste. Nous sommes le 5 août : trente degrés, l’ombre du rosier de la terrasse du mas, les cigales et le rosé. Merci à Yves : il m’a fait faire une synthèse de ce qui sera développé dans les douze conférences qui suivent.

1.LES FONDAMENTAUX DE L’ATTITUDE REALISTE

En juin 2004 à La Ferrane, quelques semaines avant l’interview précédente, j’animai ce qu’il est convenu d’appeler une « master class », un séminaire de post-formation pour praticiens confirmés. J’y posai les bases de mon approche de la thérapie. Déjà la chaleur et les cigales, mais pas encore le rosé. C’était travail le matin, plage l’après-midi. Ce qui suit a d’ailleurs été préparé en nageant longuement dans la crique de Port-Issol. Un crawl lent, une eau claire.

2. L’HYPNOSE ET LA THERAPIE

Le 21 mai 2005, Jean-Marc Benhaïem et François Roustang m’invitent au colloque sur l’hypnose qu’ils organisent à Paris, à l’Espace Cardin. Le journaliste Michel Polac anime la rencontre. Pour la première fois, je rencontre cet homme de télévision, mythe des années 80 pour son émission Droit de réponse dans lesquelles les invités, plongés dans un brouillard de tabac, s’engueulaient sous son regard gourmand. Le Polac que j’ai en face de moi est très courtois, très doux. A qui se fier ?

3. L’HYPNOSE PROFONDE ET LA THERAPIE BREVE

Pour les deux conférences qui suivent, j’ai beaucoup de gratitude envers Mme Elizabeth Erickson, épouse du Dr Erickson. Elles lui sont dédiées. En 1994, à Los Angeles, au Congrès Ericksonien international, elle m’avait fait l’honneur, avec d’autres grands thérapeutes américains, d’assister à mon cours sur l’hypnose profonde. A la fin de celui-ci, me remplissant de confusion, elle m’avait dit devant tout le monde: « You got it ! ». Depuis, au long des années jusqu’à peu de temps avant sa mort, nos échanges, rares mais réguliers, m’ont beaucoup stimulé.

4. L’EMPLOI DU TEMPS DU THERAPEUTE ERICKSONIEN

Grâce aux encouragements de Mme Erickson, j’ai fait de plus en plus d’hypnose profonde et peu à peu, il m’a semblé possible de répondre à deux questions que se pose le clinicien de base dans sa pratique quotidienne : avec qui l’utiliser et comment arriver à l’intégrer dans son emploi du temps, alors qu’elle demande beaucoup de temps ? La quadrature du cercle ?

5. LA PORTIERE DE VOITURE

En 2003, lors du III° Forum de la CFHTB à Sanary-sur-Mer (Var), nous avons voulu rendre hommage à François Roustang. Ce géant de la pensée psychothérapique en était gêné et a passé son temps à nous démontrer qu’il n’était pour rien dans ce qu’il avait écrit : c’était son Inconscient ou quelque chose d’autre. Il fallait remettre cet agitateur devant ses responsabilités, ce que j’ai tenté de faire dans cette adresse.

6. L’INUTILITE DE LA PSYCHOLOGIE EN THERAPIE

En 2005, le IV° Forum de la CFHTB est organisé par l’équipe de Claude Virot à Saint-Malo. L’affluence explose : 600 participants ! Une mention toute spéciale à Mary, l’épouse de Claude sans laquelle il n’aurait rien pu faire, c’est évident. Saint-Malo est le port d’attache des corsaires. Alors, devant cet auditoire, je me lance à l’abordage des théories psychologiques, de gros rafiots lents à la manœuvre. Une joie. Pardon pour cette puérilité.

7. LA CONFUSION, PATHOLOGIQUE ET THERAPEUTIQUE

Dans ce travail de 2005, il est question de confus hospitalisés en psychiatrie, de névrosés, de parties de cartes, de Raymond Devos, de Molière et des Marx Brothers. J’ai mis très longtemps à voir ce qu’ils avaient en commun, vingt-cinq ans exactement, depuis nos travaux sur le syndrome malin des neuroleptiques avec mon Maître Jean Tignol. Longue histoire, une solution peut-être assez simple.

8. LA PSYCHANALYSE, MYTHE DU SIECLE PASSE

Ma génération de thérapeutes est la dernière à avoir été aussi fortement imprégnée par la psychanalyse. Sans renier le meilleur de ce qu’elle nous a apporté, on peut se poser des questions sur l’origine de son immense succès tout au long du siècle dernier et de son relatif déclin actuel.

9. ECHANGES INSPIRES

En 2007, pour le V° Forum de la CFHTB, je débarque sur le quai de la gare de Liège et j’ai froid. C’est à l’intérieur. A la suite d’une faute médicale, mon neveu vient de mourir brutalement. Mais grâce à l’accueil des participants, je retrouve de l’entrain pour poursuivre l’abordage des « grosses », comme j’appelle les théories psychologiques. Nous avons bien ri. Ce fut une thérapie de groupe. Des centaines de thérapeutes pour un patient. Merci.

10. L’HYPNOSE OU LA MORT DE L’ETHIQUE

Ce qu’il y a de bien avec Patrick Bellet, c’est qu’on peut parler de tout, même de sangliers, d’antimites et de Bébert Spaghetti dans un colloque scientifique. Le texte suivant est tiré des « IV° Transversales » qu’il avait organisées en 2008 à Vaison-la-Romaine (Vaucluse). Je tente de montrer que l’éthique est une assez vilaine activité, peu professionnelle.

11. LE COURAGE EN THERAPIE

31 janvier 2009, Tournai (Belgique). Yves Doutrelugne fête les vingt ans de son association « Espace du possible ». Débonnaire, il m’a donné un sujet épouvantable à traiter. Mais comment refuser quand c’est demandé si gentiment ? J’ai affaire à un spécialiste de la communication. Jamais je n’ai travaillé autant pour une conférence. Pour le résultat de cette transpiration, à vous de voir.

12. LA STRATEGIE, UNE QUESTION D’INTUITION ET DE TRAVAIL

2009 encore, VI° Forum de la CFHTB, Nantes. Nouvelle explosion d’affluence : 750 participants ! Et mon premier petit-fils, Juan, vient de naître ! Et en travaillant le sujet du congrès, l’évidence que la pathologie mentale pouvait être considérée comme une pathologie de l’hypnose m’avait brusquement sauté aux yeux. Je suis « comme du chocolat belge au soleil ». Je fonds.

 
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